Croquettes de poulet rôti et Boursin Ail et Fines Herbes ®

Posté le 20 octobre 2014 par Gourmandiseuse

Ma mission du moment ? Ne RIEN gâcher. Je piste les dates, les quantités, j’optimise les restes : je congèle, je mets même sous-vide (je vous en reparle bientôt, promis !!) pour les réutiliser. L’important est de ne rien jeter, même le plus petit des restes.

J’ai souvent un reste de poulet rôti dans mon frigo. La raison est simple : sur un poulet rôti de taille raisonnable, j’arrive à faire 3 repas pour 2, au minimum ! Du coup, fini les escalopes de poulet, vive le bon poulet fermier ! L’avantage du poulet est que vous pouvez absolument TOUT faire avec (je ne pousserai pas le vice jusqu’à vous parler du bouillon de poule réalisable avec la carcasse… il faut quand même avoir beaucoup de place pour pouvoir en arriver là !). Outre les ailes, les cuisses et les blancs, vous trouvez sur le poulet plein de petits morceaux de chair qui peuvent vous faire un repas à part entière !!

CroquettesBoursinPoulet Croquettes de poulet rôti et Boursin Ail et Fines Herbes ®

Ce que je préfère dans les restes, c’est les transformer en plat, voire en grand plat ! J’adore quand on n’imagine pas que le plat en contient. Je vous ai souvent parlé de mes alliés les gratins, les cakes, les quiches et même les omelettes qui permettent facilement de cacher quelques petits restes. Voici donc une autre grande amie de la cuisine zéro gâchis : la boulette ! La boulette est ludique, elle peut être cuisinée de mille façons et contenir des centaines de choses !

CroquettesBoursinPoulet2 e1412623653996 Croquettes de poulet rôti et Boursin Ail et Fines Herbes ®

Ici j’ai choisi une version gourmande, panée et frite, mais vous pouvez aussi les faire au four. Cette version peut s’accommoder en salade gourmande, ou en entrée grignotage ! J’ai choisi un Boursin classique, mais on peut imaginer des version plus typée avec des fromages aromatisés ! Cette recette fait partie du dossier des recettes végétariennes à base de fromage et vous pouvez la retrouver en cliquant sur ce lien !

CroquettesBoursinPoulet3 e1412623665505 Croquettes de poulet rôti et Boursin Ail et Fines Herbes ®

Vous retrouverez donc plein d’idées pour cuisiner les restes avec gourmandises et fromages dans le dossier de ce mois-ci ! Pour ma part, j’ai un petit faible pour les arancini de Johanna mais également pour le hachis parmentier de Sandra !!

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Chocolat chaud onctueux

Posté le 15 octobre 2014 par Gourmandiseuse

Je ne sais pas vous, mais moi, ce temps grisâtre réveille en moi des envies d’hibernation. J’ai ressorti les plaids, les grosses chaussettes méga-confortables et la bouillotte. Juste « au cas où ». L’hiver peut venir, c’est bon, je suis armée pour l’affronter.

Outre les envies de se transformer en énorme bibendum sous une triple couche de pull et autres écharpes, l’hiver me donne également des envies de comfort food à gogo. Je vous parlais récemment de ma grande envie de courges et de fromage coulant. Viennent également s’ajouter des envies de soupes brûlantes et gourmandes, de gratin onctueux et de desserts tout doudou, de parts de cakes bien beurrés, de fondants très chocolat, de crèmes très onctueuses… La nourriture est un des meilleurs remèdes contre le mal de l’hiver, celui qui vous fout le moral en l’air en 3 minutes et qui vous colle le bourdon !
Alors pour les goûters moroses, les petits coups de blues hivernales ou les grosses déprimes des fins de week-end pluvieux, je vous propose le remède imparable, celui qui vous réchauffe tendrement, qui vous fait un câlin de l’intérieur et qui vous enveloppe de gourmandise… J’ai nommé : le chocolat chaud méga-crémeux !

ChocolatChaud e1412623621474 Chocolat chaud onctueux

Chocolat chaud méga-crémeux
Pour 2 gourmands
– 1 bouteille de lait
– ½ tablette de chocolat noir à dessert
– 1 grosse cuillère de mascarpone
– Une 20aine de mini marshmallow

Dans une grande casserole, verser 2 mugs de lait. Ajouter le mascarpone et le chocolat haché grossièrement. Faire chauffer à feu moyen et remuer doucement avec une cuillère en bois. Lorsque le mélange commence à épaissir, fouetter jusqu’à obtenir un chocolat épais et homogène.
Verser le chocolat dans les 2 mugs et ajouter une dizaine de mini-marshmallow par tasse.
Déguster bien chaud.

ChocolatChaud2 e1412623635421 Chocolat chaud onctueuxJe crois que de toutes les versions de chocolat chaud que j’ai essayé, cette version enrichie au mascarpone est celle qui offre le plus d’onctuosité sans en devenir écœurante pour autant. Je sens que mes envies de boissons chaudes réconfortantes ne va pas s’arrêter ici… et si j’essayais de faire un pumpkin spice latte maison la prochaine fois…

 

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Coquelet rôti aux légumes d’automne

Posté le 13 octobre 2014 par Gourmandiseuse

CoqueletRôti4 e1412515190608 Coquelet rôti aux légumes d’automne

Il y a quelques temps, on m’a confié une mission : Celle de réaliser un accord mets et vin avec un Champagne de Vignerons. L’exercice parait aisé, à première vue. Cette année, le concours « Champagne en cuisine » a pour thème « les blancs de noir ». C’est en dégustant 3 champagnes composés chacun à 100% de pinot noir que l’on peut se rendre compte à quel point l’exercice est complexe. En apparence, ce sont 3 vins ayant la même « composition ». En l’espèce, ce sont 3 vins aux identités très différentes et au caractères bien trempés.

Le champagne, je ne l’ai vraiment découvert que lors de mes études à Reims. Avant cela, le champagne était pour moi une boisson « de célébration », une boisson « rare », de fête. Même si dans ma famille, on a le champagne, enfin, plutôt le crémant, facile. J’ai découvert à quel point le champagne pouvait être une boisson de tous les instants, de tous les budgets, de tous les accords. Entre les repas aux champagnes, suivant de l’entrée au dessert, en passant même pas le fromage, les soirées (très) arrosées au champagne, parfois très vert, jusqu’à la petite coupe prise en terrasse… J’ai pu découvrir à quel point le champagne était « un vin comme les autres », aussi riche et complexe soit-il.

CoqueletRôti7 e1412515197190 Coquelet rôti aux légumes d’automne

Pour cette première participation au concours champagne en cuisine, j’ai eu du mal à me décider. J’ai eu le choix entre 3 vignerons, avec un travail très différent à chaque fois… Mais toujours de très bons produits. Parmi ces champagnes, j’ai finalement choisi le champagne de la maison Dauby, un brut premier cru. Il s’agit d’un vin composé à 100% de pinot noir, dont 60% de raisins vendangés en 2010 et les 40% restant proviennent de raisins vendangés entre 2009 et 2007.

Pourquoi j’ai choisi ce vin ? Ce qui m’a plu au premier abord, c’est sa force de caractère, qu’il tire de son vieillissement en fut de chêne âgé. Cela confère au vin une force et une puissance aromatique que l’on décèle au nez, et qui se retrouve à la dégustation. Le raisin provenant de sol de Marne, argileux, on retrouve donc une acidité tendue et des notes très minérales, qui viennent flatter les papilles ! C’est un vin très généreux, qui invite à la gourmandise et à l’automne… Cela tombe bien, mes copines les courges et mes copains champignons sont de retour !

CoqueletRôti e1412514356104 Coquelet rôti aux légumes d’automne

Coquelet rôti aux légumes d’automne
Pour 2 personnes

–    1 gros coquelet
–    1 petite courge butternut
–    5 jeunes carottes jaunes et oranges
–    1 petit céleri-rave
–    6 cèpes des Cévennes
–    1 cs de sauce soja salée
–    1 cs de vinaigre balsamique
–    1 cs d’huile neutre
–    1 noix de muscade
–    1 tête de poivre long
–    2 cs de crème fraîche entière
–    1 cs de jus de citron
–    1 dizaine de pistaches vertes

Préparer la marinade : Dans un récipient, mélanger la sauce soja, le vinaigre balsamique et l’huile neutre. A l’aide d’une petite râpe, râper la noix de muscade afin d’obtenir une demi-cuillère à café de poudre. Faire de même avec le poivre long. Les ajouter au mélange sauce soja-vinaigre-huile.
Découper le coquelet afin de récupérer les blancs, les cuisses et les ailles. A l’aide d’un pinceau, badigeonner généreusement les morceaux de coquelet de la marinade. Les poser dans un plat et laisser mariner. Préchauffer le four à 200°C.

Pendant ce temps, peler la courge butternut. La couper en deux et gratter les graines. Garder la partie « basse » de la courge et la découper en tranche d’un centimètre de large environ, afin d’obtenir des « arcs de cercle ». Les badigeonner de marinade et les mettre dans le plat avec les morceaux de coquelet.

Peler les carottes. Découper en 3 dans le sens de la longueur, et détailler les autres en julienne. Faire cuire les carottes à la vapeur pendant 15 minutes. Réserver.

Badigeonner à nouveau le poulet de marinade. Poser les morceaux face peau contre le plat. Enfourner et mettre le four sur la fonction grill. Faire cuire pendant 10 minutes ainsi. Retourner les morceaux, les arroser avec le jus de cuisson et faire cuire à nouveau 15 minutes. Les morceaux doivent bien dorer et la peau doit être croustillante.

Peler le céleri boule et le détailler en petits morceaux. Mettre à bouillir de l’eau. Ajouter le jus de citron. Lorsque les premiers bouillons apparaissent, mettre les morceaux de céleri. Faire cuire 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que le céleri soit tendre. Egoutter les morceaux et les passer au presse-purée avec un peu de crème et une pincée de muscade pour obtenir une mousseline de céleri. Mettre dans une poche munie d’une douille ronde et réserver au chaud.

Préparer une poêle antiadhésive. Brosser les cèpes pour ôter terre et morceaux de végétaux. Couper les plus gros en deux si nécessaire.

Sortir les morceaux de coquelet du four et réserver au chaud. Dégraisser le jus de cuisson, ajouter 3 cs d’eau et le faire réduire à 220°C pendant 5 minutes.

Saisir les cèpes 4 minutes dans la poêle, en les retournant à mi-cuisson.

Concasser les pistaches.

Dresser :
Déposer un nid de julienne de carotte. Dresser les morceaux de coquelet par-dessus : une cuisse et un blanc détaillé en lamelles. Déposer 2 demi-carottes et 3 morceaux de butternut. Dresser la mousseline de céleri par touches dans l’assiette. Ajouter les cèpes sur la viande. Arroser la viande de son jus de cuisson réduit (et réserver le reste à part). Enfin, répartir les pistaches concassées.

 CoqueletRôti2 e1412514368744 Coquelet rôti aux légumes d’automne

*~* Concours *~*

Est-ce que cela vous dirait de gagner une bouteille de champagne ? Pour cela, rien de plus simple : Il vous suffit de me laisser un commentaire en me racontant un souvenir lié au champagne.
N’importe quel souvenir, tant que cela implique du champagne… Le meilleur champagne que vous ayez bu ? Votre premier rendez-vous galant ? Une fête trop arrosée ? Racontez moi tout ça !
Vous avez jusqu’au 15 novembre ,minuit, pour participer. Je ferai ensuite tourner ma moulinette à tirage au sort et la bobinette cherra !

Et second concours !!

Cette recette étant ma participation au concours de cuisine, je vous invite à voter pour ma recette en cliquant ici ! En votant, vous pouvez également participer à un tirage au sort pour remporter une caisse de 6 bouteilles de champagne… Alors ça vaut le coup non ? Vous avez jusqu’au 2 novembre !

En votant pour moi, vous me permettrez peut-être de faire partie des 10 candidats qui réaliseront leur recette lors du Salon du Blog culinaire, pour prétendre à la demie-finale qui elle se tiendra à l’Assiette Champenoise !!!

Merci !!

CoqueletRôti5 e1412514906138 Coquelet rôti aux légumes d’automne

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Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : L’usine de surimi base

Posté le 10 octobre 2014 par Gourmandiseuse

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Suite et fin de la saga « Tiphaine, Fleury Michon et le surimi ». Dans ce dernier épisode, je vais vous raconter, enfin, avec quel poisson « travaillé » sont fabriqués les bâtonnes de surimi Fleury Michon !

Tout d’abord, resituons-nous un peu. Après la visite de l’usine « Traiteur de la mer » Fleury Michon, après la partie de pêche en mer à la recherche de colin, nous voici donc face au chaînon manquant, ce fameux « pain de poisson », c’est-à-dire, la chair de Colin d’Alaska qui compose notre bâtonnet de surimi.

Depuis notre partie de pêche, nous sommes toujours en Alaska, toujours à Dutch Harbor, toujours au milieu de la mer de Béring. Les pêcheurs, après nous avoir ramenés sur la terre ferme, ont continuer à naviguer pour aller livrer leur pêche à une usine de transformation. Forcément, nous n’avons pas vu la transformation de NOTRE prise de pêche (parce qu’à un moment il a fallu qu’on dorme !), mais nous avons vu la transformation d’une prise de pêche correspondant aux mêmes critères.

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L’usine visitée se situe donc dans le village de Dutch Harbor. Cette usine est un des employeurs majeurs de l’île. Les employés sont bien traités, avec la mise à disposition de logements par exemple. Elle offre également quelques privilèges comme la prise en charge des soins dentaires (et j’aime autant vous dire qu’aux US, ce type de soin, ça coute un bras ET un rein !)

Sur la photo ci-dessous, vous voyez donc le bâtiment principal de l’usine, avec, à l’arrière, le quai d’amarrage pour les bateaux amenant leur pêche. Vous voyez également à la gauche de l’usine, les bâtiments dont je vous parlais.

UsineSurimi0 e1412624872234 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

Trève de blabla – Place maintenant au dénouement de toute notre aventure, la fameuse « partie manquante » depuis la visite de l’usine de fabrication des bâtonnets : comment et surtout avec quoi sont faits ces fameux pains de poisson ?

Vous vous en doutez, la prise de photos n’était pas possible, à nouveau pour des raisons industrielles. Les images qui illustrent cette visite sont donc tirées de la vidéo qui a été tournée le jour de notre visite par le caméraman qui nous a suivis tout le long de l’aventure. Vous pouvez retrouver la vidéo de la visite de l’usine ici.
Je vous invite donc à suivre la visite avec moi. Vous êtes près ? Vous avez bien mis votre tenue de protection ? Blouse, bottes, gants, casquette ? Les normes sanitaires sont strictes dans ce type d’usine.

Vous vous baladez dans un dédale de couloirs, d’escaliers, de pièces. Vous arrivez enfin au point de départ de notre visite : le quai. Ici, les bateaux sont amarrés, attendant de se faire « vider la cale ». Les poissons sont aspirés par un grand tuyau pour être emmenés dans l’usine.  Ils vont tout d’abord être triés : rappelez-vous, il y a un pourcentage de pêche accessoire possible, c’est-à-dire d’autres races de poissons qui peuvent être pêchées. Ces poissons ne peuvent être traités dans l’usine et doivent donc être supprimés. Le tri s’opère avec une logique bien particulière, tous les « autres poissons » ne sont pas tous mis ensemble dans le même bac mais sont triés car ils vont répondre à des utilisations différentes.

 

UsineSurimi1 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

Vous avancez sur la passerelle qui surplombe le centre de tri. Les poissons sont rincés puis vont être triés par calibre. Cette étape de tri est indispensable pour pouvoir couper la chair au mieux. La machine qui calibre le poisson est assez amusante : le poisson est guidé par une gaine sur le côté qui le fait avancer – cette gaine s’écarte de plus en plus du bord, et lorsque le poisson n’avance plus, il tombe sur le tapis qui correspond à son calibre et sera donc traité en fonction. Et tout cela va à une vitesse folle !

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UsineSurimi3 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

Les poissons sont donc triés en 4 calibres et avancent petit à petit vers l’épreuve fatidique de la coupe !

UsineSurimi4 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

Vous avancez un peu plus loin dans le dédale des machines. C’est une usine assez complexe avec beaucoup d’étapes de traitement, beaucoup de tapis, de tuyaux… Nous voici donc devant le stand de coupe. Les poissons sont donc pincés, la tête et la queue sont coupées et la chair des « côtés » du poisson ainsi que celle sur le dessus de la tête sont découpées. Ne reste plus que l’arrête centrale. La peau est également enlevée. La chair est ensuite rincée et continue son chemin sur un tapis.

UsineSurimi5 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

En parallèle, tout ce qui est « abats » est trié et est convoyé dans un grand tuyau pour être recyclé en diverses choses.

UsineSurimi6 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

La chair de poisson est ensuite hachée et lavée. Elle va subir plusieurs lavages et filtrages de plus en plus fins afin d’enlever le maximum d’impuretés. Vous marchez toujours dans l’usine, traversant tout le système de gros tambours qui viennent « pressés » la chair du poisson à travers des tamis afin de filtrer. Cette étape est obligatoire pour avoir une chair de poisson blanche, sans « impuretés » exempte de veinules par exemple et de graisses. Toutes les protéines « solubles » s’en vont donc dans l’eau. Nous avons alors une chair de poisson très neutre, qui a peu de « goût de poisson ».

UsineSurimi7 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

Nous avons enfin vers la fin de notre processus de fabrication. Nous arrivons à un des derniers filtrages, moment où l’on va ajouter au pain de poisson le sucre avant la surgélation.

Quoi ? Du SUCRE ?

Oui, le sucre va permettre à la chair de poisson de supporter le froid sans problème. Voyez vous-même : lorsque vous décongeler un poisson, bien souvent, sa chair se « délite » un peu. Ici, le sucre va avoir pour action d’améliorer la résistances des protéines au froid. En effet, lorsque les protéines sont soumises au froid, elles ont tendances à venir s’attacher les unes aux autres, cela va créer des cristaux (Un peu comme si elles faisaient des câlins pour mieux supporter le froid). Ici, le sucre va empêcher la formation de ces cristaux, et les protéines qui vont se « rassemblées » uniquement lors de la cuisson. Le résultat sera un bâtonnet de surimi ferme, et non pas un surimi qui « tombe en miettes » si je puis dire.

Pourquoi du sucre ? Aujourd’hui, la marque Fleury Michon a fait le choix de supprimer le sorbitol et les polyphosphates dont l’action était semblable. Alors oui, il y a du sucre… mais au moins, il s’agit d’une substance non artificielle !

Cette chair de poisson est alors pressée pour former un bloc qui sera ensuite surgelé et envoyé dans les usines Fleury Michon !

UsineSurimi8 Le jour où Fleury Michon m’a réconciliée avec le surimi – Partie 2 : Lusine de surimi base

Voici donc comment passe-t-on de plusieurs colins d’Alaska à un bloc de surimi base. La marque Fleury Michon utilise aujourd’hui majoritairement du colin d’Alaska mais d’autres poissons peuvent être utilisés pour faire ces pains de poissons composant le surimi, c’est notamment le cas pour les marques de distributeurs qui peuvent utiliser, selon leur cahier des charges, différents poissons et utiliser, ou non, du sorbitol et des polyphosphates comme conservateurs.

Voilà ! Vous savez tous sur la composition des bâtonnets de surimi Fleury Michon, sur le travail de « nettoyage » que la marque a effectué sur son produit… et l’avenir nous promet encore de beaux progrès !

Je vous laisse avec quelques photos prises sur l’île de Dutch Harbor : tout d’abord des photos du village historique, puis ensuite des photos de la beauté de l’île, de la verdure à perte de vue, des belles étendues d’eau, marine ou lac, et de la faune locale ! Les aigles sont à cette île ce que les pigeons sont à nos villes européennes : des oiseaux présents partout. Sauf que leur regard sournois est un peu plus angoissant que le regard vide d’un pigeon… Nous avons également croisé des « chipmunks », mais je n’arrive toujours pas à le prononcer !

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Je voulais profiter de cet article pour remercier une dernière fois tous ceux qui ont organiser cette opération. Ces 10 jours en compagnie de personnes inconnues resteront, je pense, gravés à jamais dans ma tête. Des images fortes, des paysages magnifiques, beaucoup de pancakes, du poisson, des pêcheurs, des sacs à dos couleur DDE, beaucoup de photos, des turbulences, de la bière, et beaucoup d’éclats de rire.

Merci à vous tous pour tout ça : David, Nathalie, Coline, Carl, Gwendal, Alessandra, Thomas, Marion, Guillaume, Stan, Marlène, Adeline, Nick, Glenn, Rob, (et tous les autres pêcheurs), Sylvain, Karine, Anne-Claire, Loïc, Mireille, Céline, Angélie, Anthony et Thibault !

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Cuisses de lapin à la tomate

Posté le 8 octobre 2014 par Gourmandiseuse

(Avant-propos : Merci de ne pas tenir compte des publicités intempestives qui apparaissent dans les articles. Ce n’est pas de mon fait. Ce souci technique est en train d’être réglé mais peut prendre du temps. Je vous prie de m’excuser pour la gêne occasionnée)

On ne pense pas assez au lapin ! Le lapin est une viande légèrement onéreuse mais présentant de nombreux bénéfices : c’est une viande blanche, pauvre en calorie et au goût neutre. Il peut donc facilement s’accommoder à de nombreuses garnitures. Une de mes garnitures préférées est le mélange tomate-oignon. Cela donne un petit côté provençal au plat. L’été, préférez des tomates fraiches bien charnues. L’hiver, vous pouvez très bien réaliser le plat avec des tomates pelées en conserve, ou avec du concassé de tomate surgelé. Les cuisses de lapin à la tomate est donc un plat qui peut se réaliser à toute saison !

Je crois que je ne suis pas tout à fait objective sur la garniture : c’est comme ça que le préparait ma maman. Sauf qu’elle, elle le faisait en papillote. Le lapin à la tomate a donc un petit goût de nostalgie. Je me rappelle comme hier de la première fois où elle en a fait. La perspective de manger du lapin ne me ravissait pas tellement… Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et devant ma mine dubitative voire déconfite, j’ai eu le droit à un « C’est comme du poulet ». C’est ce qu’on m’avait dit pour les cuisses de grenouille, aussi… Mais au final, oui, cela se rapproche du poulet. Une chair blanche, moelleuse et fondante, très agréable…

Il y a peu de recette de lapin sur le blog ! Une recette de famille : la terrine de lapin de ma grand-mère, un classique : le lapin aux pruneaux, et une recette bien pratique pour manger « les restes » : un parmentier de lapin et topinambours.

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Lapin à la tomate
Pour 2 personnes

– 2 cuisses de lapin
– 4 grosses tomates charnues
– 2 oignons jaunes
– 1 cs d’huile d’olive
– sel/poivre
– romarin
– riz

Préchauffer le four à 180°C.

Huiler un plat allant au four.
Découper les tomates en gros morceaux, sans les découper. Ciseler l’oignon finement.
Répartir la moitié des oignons et des tomates dans le fond du plat. Saler, poivrer.
Déposer les deux cuisses de lapin. Déposer quelques branches de romarin.
Répartir le reste de tomates et d’oignons. Saler et poivrer à nouveau.

Verser une cuillère à soupe d’huile d’olive et 2 cs d’eau.

Enfourner pour 45 minutes de cuisson.

Pendant ce temps, faire cuire le riz comme indiqué sur le paquet. Lorsque le riz est cuit, l’égoutter et réserver au chaud.

Sortir le plat du four et dresser les cuisses de lapin dans les assiettes. Ajouter la garniture de légumes et le riz. Vous pouvez également mélanger le riz directement avec les tomates et les oignons.

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Une petite pensée me vient …. Parfois, je relis d’anciens articles de mon blog. Souvent, je me balade de blog en blog, admirant les photos, le design, le style, la plume. Souvent, je me demande ce qui vous plait dans mon blog, ce que vous venez chercher ici. Il est très difficile de décrire ce que son blog a de « différent » des autres. La réponse première est de dire « un peu de moi ». Un blog est emprunt de notre propre identité, de nos idées, de nos envies, de nos goûts. Je crois que ce qui manque à ce blog aujourd’hui, c’est justement, de retrouver plus de « moi ».
A force d’écrire ici, j’ai pris l’habitude de moins me raconter. Or, j’ai récemment repris conscience qu’aujourd’hui, outre les recettes, le rapport à l’auteur est très important pour tout le monde. Il manque une forme de « contact » que j’aimerai retrouver. Il est très difficile de décrire le changement dans ma façon d’écrire. C’est comme si j’avais pris conscience que tout le monde pouvait me lire, comme si j’étais devenu pudique à l’idée de m’ouvrir à vous. Ça peut paraitre étrange, mais cela m’amène à écrire de façon plus « objective », centrant mon discours sur le produit plutôt que sur mon rapport à ce produit.

J’ai de plus en plus envie de parler d’autres choses sur mon blog. De vous raconter un peu plus qu’un plat, que l’histoire qu’il y a derrière. J’ai souvent envie de vous parler de déco, de fringues, de musique, de sport… Comme l’envie de me sortir de ce carcan culinaire et de retrouver mes vieilles habitudes. Mais est-ce qu’ici je peux le faire ? Est-ce qu’il ne faudrait pas créer un autre blog… Je ne sais pas. En attendant, j’ai des envies de nouveau papier peint qui reviennent…

 

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