10km Nike Paris Centre 2015 – Compte-rendu

Nike Paris Centre 2015

Le petit-compte rendu de course qui va bien. C’est mon deuxième 10km en conditions officielles de course, et le deuxième organisé par Nike. Je ne sais donc pas si je suis très objective des 10km ou si l’organisation peut se comparer à la Nike Woman 2015.

Nous nous étions inscrits relativement tôt avec l’homme à cette course.. mais notre préparation n’était pas optimum. La fatigue des jours précédant commençait à vraiment se faire sentir au niveau physique. Beaucoup de déplacements pro m’empêchent d’avoir un plan d’entraînement très régulier et m’empêchent de bien dormir également… Bref, c’était pas la grande forme au réveil.
Pour couronner le tout, j’ai entrepris une nouvelle réduction voire suppression du sucre ajouté, du sucre blanc et des glucides rapides dans mon alimentation le 1er octobre. Toutes les conditions étaient donc réunies pour un merveilleux plantage en règle… Démonstration !

Course We Run Paris 2015

9h30 : Nous arrivons sur le site de la course. Petit repérage rapide du sas et des toilettes. On se dégourdi un peu les jambes.

9h35 : Début de l’échauffement. Je suis vraiment très satisfaite de cet échauffement car même si j’étais dans l’avant dernier sas, c’est à dire un peu loin de la ligne de départ, j’ai pu voir les mouvements du coach car il y avait plusieurs scènes. Bon, rien ne vaut un petit kilomètre de course pour s’échauffer mais disons que les mouvements nous ont, au moins, permis de nous réchauffer.

9h55 : Préparation du matériel de course : musique lancée : OK / appli nike+ lancée : OK / écouteurs dans les oreilles : OK / chaussures lassées comme il faut : OK.

9h58 : J’ai envie de faire pipi. Mais pourquoi ?! A chaque fois c’est la même histoire avec ma vessie à la noix. J’essaye de sonder à quel point j’ai envie de faire pipi, hésite vu l’heure, tergiverse et essaye de négocier avec ma vessie puis je me rappelle du calvaire de la Parisienne et je décide donc d’aller aux toilettes.

10h: Coup d’envoi. Je me fraye un chemin dans la foule dense à contre-courant.

10h04 : J’entreprends le chemin inverse sauf que la course a déjà commencé et qu’il faut donc que je retrouve mon homme. Qui heureusement n’a pas mis le T-Shirt blanc mais un T-Shirt rouge !

10h05 : Prête et en condition on avance doucement. Je rebranche tous mes fils.

10h06: On s’approche de la ligne de départ en trottinant doucement.

10h08 : Un bisou sur la ligne de départ + lancement du compteur + go go go go. C’est parti pour 10 km.

10h10 : Le chemin est plutôt agréable, je ne me rends pas compte à quel point la rue est en pente douce, mes jambes me portent tranquillement, tout va bien !

10h12 : Premier virage et première montée. On attaque les Grands Boulevards. Je slalomme entre les participants, parfois tant bien que mal. J’applique la très très bonne technique du « je cours sur le bord ».

10h14 : Toute petite descente après cette montée, et avant une nouvelle petite montée. La foule est dense et mon côté agoraphobe intérieur est en train de m’emmerder. Il me maudit et me dit qu’à un moment ça va coincer..

10h20 : On attaque la « descente ». Autant il y a des faux-plats en montée autant les faux-plats en décente semblent inexistants.. Impossible de se laisser porter pour retrouver du souffle..

10h21 : OK c’est joli comme endroit.

10h25 : On attaque Le sentier. On va bientôt rentrer dans un dédale de ruelles. J’espère que mon monsieur va bien et qu’il n’a pas trop mal aux genoux.

10h27 : Simili descente. Les pompiers nous font coucou. Coucou les pompiers.

10h29 : « Ah ce qu’on est serrés au fond de cette boîte… » Les ruelles ne sont pas assez larges pour absorber tout le monde, ça patasse.

10h31 : Retour sur une grande avenue, il y a plus d’espace mais visiblement les gens ont décidé de ne pas avancer. Ça patasse. Encore.

10h34 : On attaque Rivoli. Et là, c’est le drame. Seule la voie de bus est mobilisée pour les coureurs. Résultats : 4 coureurs de front au maximum. Je patasse derrière une fille et son Pacer, à côté de qui un grand costaud à l’air au bout de sa vie. Je me prends un jet de gel d’effort dans les jambes… Essayons de rester concentrée.

10h37 : Accélération, virage et BAM : ravitaillement. ARGH. Foule dense qui court dans tous les sens, tels des crabes qui partent des 2 côtés. J’attrape quelques raisins secs avant de me dire qu’ils n’agissent que très longuement après l’ingestion.
Je tente d’éviter les gobelets et autres peaux de bananes. MAIS QU’EST CE QUE VOUS AVEZ TOUS A BALANCER VOS GOBELETS PAR TERRE ?! Y A DES POUBELLES BORDEL. Déconcentration ultime. Là, ça commence à être difficile.

10h41 : Les jambes tirent. Il reste 4km et quelques même si mon portable me dit que j’ai parcouru 7 kms.

10h45 : Sueur ultime. Ça commence à tirer un peu partout. Je n’arrive pas à faire en sorte que mon cerveau s’évade. Il y a toujours quelque chose ou quelqu’un qui me ramène à la réalité au bout de 10 secondes.

10h48 : J’ai l’impression de puiser au plus profond de mes jambes. J’essaye de ne pas y penser et regarde les bâtiments. Mais je manque régulièrement d’emplafonner un coureur-crabe.

10h50 : Traversée sauvage de mamie à canne. Elle ne pouvait visiblement plus attendre et c’est maintenant qu’elle voulait traverser. Très bien. Faisons comme ça.

10h51 : Je m’en veux de ne pas avoir plus forcé sur l’entraînement. Ça tire franchement. Et j’en veux aussi à mon appli Nike d’être aussi déconnectée de la réalité du parcours.

10h54 : Photo ! (Bon elle est tellement peu flatteuse que je vous l’épargnerai. De rien.)

10h55 : Je suis totalement perdue dans les dédales des rues. Je n’ai plus vraiment de repères et ça commence à être de plus en plus dur.

10h56 : Panneau « donne tout ce que tu as ». On revient sur Rivoli. Ayant été absorbée par une vitrine (bah quoi), je pensais que c’était le début du dernier kilomètre. Je commence à booster,  à puiser dans ce qui me reste d’énergie, à étendre ma foulée autant que possible, à aller chercher loin.

11h02 : Je vois le panneau 9km. J’ai envie de hurler. Ce n’était donc pas le dernier kilomètre mais le dernier kilomètre ET DEMI ?! Ou miles peut être. Bref, je ralentis. J’ai envie de m’effondrer par terre.

10h03 : Mon appli m’annonce 10km. A ce moment là j’ai envie de m’arrêter. Et de hurler.

10h04 : Je ressemble à une tomate. Pas une écrevisse, non, vraiment une tomate : toute ronde et toute rouge. Je commence à avoir des sueurs froides derrière la nuque.  J’ai peur d’accélérer car je n’arrive pas à savoir où j’en suis par rapport à la ligne d’arrivée.

10h05 : Les sueurs froides s’intensifient. Je me sens hyper faible, ma vue devient floue. Je vois une nana en train de redonner son petit dej sur le trottoir. Ça tourne le cœur.

10h05m30s : Dernier virage. Je ne réfléchis pas, je donne tout ce que j’ai pour gagner quelques secondes. Les yeux vissés sur le compteur, j’essaye de voir si j’ai mis moins d’une heure. J’ai le souffle court, la vue est toujours floue. Je ne sens plus rien et je n’ai qu’un seul objectif : la ligne. Un mec me fait un tête à queue à 2m de la ligne. Je hurle. C’est fini.

10h07 : Je marche péniblement en essayant de ne pas m’écrouler. La terre tourne. Je me plante devant la dame pour récupérer ma médaille. Je vacille. Ça y est, je l’ai fait. 58mn32sec. Je peux boire de l’eau et manger un peu.

Chrono Nike Paris Centre

Je ne dirai pas que j’ai apprécié à sa juste valeur ce 10km. Je crois que ma réduction du sucre une semaine auparavant à entraîner un manque de glucose disponible.. bien que je ne sois pas tombée dans les pommes, cette sensation était vraiment désagréable et le plaisir m’a quitté sur ces derniers kms. Comme si j’avais fait 2 courses : les 5 premiers km étaient très agréables, je me sentais bien… puis les 5 derniers où j’ai commencé à peiner, puis à souffrir. Je ne cours pas pour la douleur et je veux vraiment que ce soit un plaisir. Même si la sensation de dépassement de moi-même était bien présente, j’aurai sans doute été plus contente de moi sans cette sensation de « malaise » en dernière partie. Je me sentais encore capable de courir mais j’ai comme un goût amer de me dire que je devais tirer sur ma corde, jouer avec le feu…

Cette histoire me confirme 2 choses :
– Il faut un plan d’entraînement adapté car il n’y a pas de petites courses.
– Il faut une alimentation adaptée car même avec des apports riches en bons glucides sur les jours précédents mon corps ne semblait pas bien préparé…

En tout cas, j’ai adoré le parcours (même si un peu plus de place sur Rivoli aurait été appréciable) ainsi que l’organisation (à l’exception du ravitaillement Surprise et du « gouter » de fin de course où c’était la cohue (et l’hallu de voir des mecs prendre des packs entier d’eau !!!)

Prochaine course programme : Le semi-marathon de Paris…
2 poids, 2 mesures !!!

9 commentaires

  • Et l’homme dans tous ça ? Pour toi tu a trouver la solution : Plus d’entrainement et un régime spécial, néanmoins bravo pour ton endurance et vivement la prochaine course

  • Dire que j’ai couru 8 km en 1h00 Dimanche dernier. Suis loin de toi mais tu veux que je ne te dise … je m’en fous lol
    En tous les cas un grand bravo à toi.
    Bisous

    • L’important c’est d’aller à son rythme et de progresser :-) Les défis à relever sont seulement ceux que tu te fixes :-)

  • Le récit de ta course m’a fait sourire. Bravo pour ton temps, c’est très bien. Mon gendre vient de faire les 10 km de Bordeaux et il a mis quelques minutes de plus que toi.
    Bon entraînement pour ton semi-marathon en 2016, je sais ce que c’est car mon mari fait des trails réguliers, le dernier en date est le 74 km de Millau : en 15 heures. Moi, je ne suis que spectatrice et j’encourage car je suis incapable de faire 1 km même avec un sportif comme mari. Bravo à vous deux.

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