Escalopes francomtoises, et une histoire de Soissons

Dimanche dernier, je vous disais que mon repas d’anniversaire, c’était tarte au citron et escalopes francomtoises. Je ne suis pas psychorigide, mais les traditions, ça se respectent. C’est donc en toute logique qu’il a fallu que je me fasse des escalopes cette semaine. Oui, je vous ai abandonné cette semaine. Oui, je poste la recette 5 jours après l’avoir réalisée, oui, il n’y a qu’une photo, et oui, en plus elle est moche et elle donne pas vraiment envie. Mais j’étais pressée, et j’avais faim (Comment ça « c’est pas une raison »)… Tout fou le camp mes amis, moi j’vous l’dis. Certes. J’vous raconterais ça un peu plus tard, d’abord, je vous livre la recette de mon repas d’anniversaire hyper-calorique.

escalope francomtoise

Escalope francomtoise, comme ma maman

Les escalopes de veau au bon goût d'enfance
Temps de préparation: 20 minutes
Temps de cuisson: 20 minutes
Temps total: 40 minutes
Type de plat: Plat principal
Cuisine: Française
Portions: 4 personnes

Ingrédients

  • 4 escalopes de veau bien fines et bien grandes
  • 12 tranches de jambon sec
  • 200 g de comté
  • 60 cl de crème
  • 1 noix de beurre demi-sel
  • ficelle ou cure-dents

Instructions

  • Préchauffer le four à 200°C
  • Attendrir les escalopes de veau avec un rouleau à pâtisserie (si le boucher n'a pas déjà attendrit la viande).
  • Faire chauffer la noix de beurre dans la poêle et faire dorer les escalopes de veau environ 3 minutes de chaque côté. Réserver les escalopes et garder la poêle.
  • Râper le comté (Vous pouvez éventuellement utiliser du gruyère râpé, mais sincèrement, c'est beaucoup moins bon !).
    Déposer une belle quantité de comté au centre de l'escalope de veau et la rouler.
  • Enrouler ensuite l'escalope avec du jambon "dans l'autre sens", afin de "fermer" l'escalope (pour pas que le fromage fondu s'en aille).
    Attacher le tout avec de la ficelle (ou des cure-dents).
  • Mettre les escalopes dans un plat allant au four.
  • Reprendre la poêle de cuisson des escalopes et faire chauffer jusqu'à ce que le jus brunisse. Mettre la crème et mélanger afin que les sucs se décollent.
  • Verser cette "sauce" sur les escalopes et enfourner pendant 10 à 15 minutes environ (le jambon doit être cuit).
Vous avez essayé cette recette?Mentionnez @gourmandiseries sur Instagram ou tagguez là #gourmandiseries!

Je sais qu’il existe d’autres versions de l’escalope francomtoise (notamment une panée, un peu comme un cordon-bleu). En Norvège, j’avais réalisé une recette s’en inspirant que vous pouvez retrouver ici (et vous verrez que je radote…).

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Une histoire de Soissons

Ce week-end se tenait la 4ème édition du Salon du Blog Culinaire de Soissons, grand rassemblement de food-addict et cuistos amateurs pour la célébration d’une même passion : la cuisine. Autour de démonstrations et d’ateliers de cuisine, cette cérémonie vous apprend avant toute chose l’humilité. Pourquoi ? Au delà de la gloriole que l’on peut retirer de son blog, à coup de « visites », de « mise-en-avant » et d’apparitions dans des magazines ou émissions plus ou moins sérieuses, on se rend vite compte que nous ne sommes que des gens normaux. Lire sur les petits badges le nom des blogs des autres visiteurs, et se dire « Zut, je ne connais pas », vous rappelle que la réciproque est également juste : vous n’êtes personne d’autres qu’un blogueur parmi les blogueurs. Oui, il y a « les grands », les « mastodontes » du blog culinaire, pour ne pas dire les dinosaures du food-blogging (par rapport à leur ancienneté sur la toile, pas leur âge, je ne me permettrais pas…) Il y a ceux dont on croise la photo régulièrement,  et qui vous impressionne un peu lorsque vous les voyez en vrai, parce que la barrière de l’écran n’est plus là, parce qu’on ne peut pas leur dire un mot comme on écrit un commentaire, désinhibée. Mais ceux là ne représentent qu’une poignée d’irréductibles gaulois résistant encore et toujours à l’envahisseur, que sont ces milliers de « petits » blogueurs dont je fais partie. Oui, ce fût un plaisir de les voir, au loin, sans être capable d’aller leur dire un mot. La peur de la non-réciprocité. Car si vous vous voyez qui ils sont, eux ne vous connaissent pas forcément… Et oui, le loosing-face serait bien trop terrible pour être enduré en gardant le sourire et la tête haute… Mais ce salon est également l’occasion de rencontrer « en vrai » celles et ceux que l’on lit depuis longtemps, avec qui on échange, ou que l’on apprécie simplement, avec ce petit espoir de « mieux se connaitre » un jour, parce que l’on se reconnait parfois dans les mots ou dans la recette. Le plaisir également de « mettre un visage sur un blog », comme pour mieux se rappeler que derrière chaque blog, il y a bien quelqu’un (voire quelques uns :P)… J’ai donc été enchantée de faire la connaissance et d’échanger avec Rejane, Sandra, Pénélope, Céline, (et leurs messieurs), Marine, Amandine, Aurore, Quentin, Nam&Thom&Chlo (qui sont bien trois personnes différentes), Stéphane, Clément (et j’ai oublié personne ? et j’me suis pas trompée de prénoms ? :x)

Merci pour ce samedi, ces rencontres, ces démonstrations, ce tablier vert, la découverte du radis jaune, les centaines de plats du buffet du midi, l’agneau (et la découverte de 2 blogs irlandais yummy : Warm&Snug&Fat et Edible Ireland), le kilo que j’ai pris à cause des pâtes de fruits, les oreilles de lapin, la fiole, les couverts et autres joyeusetés en bambou, ma nouvelle collection de carte de visite (il faut que je fasse la mienne, oui), les éclats de rire et tout le reste.

Oui, il n’y a pas de photos, parce que me connaissant, j’ai préféré prévenir, et ne pas prendre mon appareil. Je l’aurai certainement abandonné n’importe où pour jamais le retrouver… Les photos, ça sera pour l’année prochaine ;-)

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