Découvertes

Dis, comment on fait de la Vache Qui rit ?

J’ai eu une chance, celle de pouvoir visiter l’usine où est produite la Vache Qui Rit, à Lons-le-Saunier, dans le Jura. J’ai ainsi pu VRAIMENT savoir comment on fabrique cette fameuse portion de fromage fondu. J’ai également eu la possibilité de visiter la « Maison de la Vache Qui Rit », sorte de musée qui rend hommage et nous raconte l’histoire de la fameuse portion à la Vache Rouge.

Avant de rentrer dans le vif du sujet (Oui, oui, allez, comment c’est fait ?!), je vais d’abord vous parler rapidement du groupe BEL, fabricant de la vache qui rit et de nombreux autres fromages.

BEL en chiffres

  • N°3 des fromages de marque au monde
  • Plus de 30 marques locales et internationales dont Kiri, Lerdammer, Vache Qui Rit, Boursin, Babybel, Apéricube ou encore Port Salut, Cantadou ou Sylphide
  • 8 usines de productions en France (27 sites de production dans le monde)
  • 400 millions de consommateurs

La Vache qui Rit est née, en tant que marque, en 1921 et l’usine actuelle a été construite en 1926. Aujourd’hui, elle produit et distribue de la vache qui rit pour une 40 aine de pays, ainsi que des Pik & Croq, Ma p’tite Vache qui rit, Kiri Goûter, Apéricube Nature et variété… ce qui représente 19 000 tonnes de fromage par an…

Maintenant que le décor est planté, je vais arrêter de vous abreuver de chiffres dont vous n’avez que faire (Mais si, je vous assure, c’est important de savoir de quoi on parle. Oui, je sais, vous voulez savoir comment c’est fait… Patience !).

A propos de la Vache Qui Rit

La maison de la Vache qui rit a été fondu sur l’ancien siège et l’ancienne usine de Bel.

On y apprend que la première usine a ouvert ses porte en 1865 et que l’entreprise a toujours été dirigée par la famille BEL. On retrouve l’origine de la première Vache qui rit, on nous explique le logo et son côté légèrement politique. Tout ce qui est de prêt ou de loin lié à la vache rouge se retrouve dans ce musée : l’évolution du logo, le marketing qui l’entoure, l’art qu’elle a inspiré et même quelques polémiques !

Comme dans tous les musées, vous avez également une belle boutique pleine à craquer de goodies sympas et de souvenirs pas si kitchs, pour les aficionados de la vache hilare.. Comme mon joli mug que je ne quitte plus !

Pour vous rendre au musée :

La Maison de La vache qui rit
25, rue Richebourg
39000 Lons-le-Saunier

 

 La visite de l’usine productrice de Vache qui rit

 

Quand j’ai eu l’opportunité de visiter l’usine, je n’ai pas hésité un instant. Je voulais savoir comment c’était fabriqué, et comment on arrivait à emballer des petites portions égales.

En arrivant dans l’usine, j’ai du me rendre à l’évidence. J’ai eu un gros choc, ça a été difficile mais bon. Je dois vous avouer un truc : il n’y a pas de vaches qui chantent dans l’usine. Oui, je sais, pour moi aussi ça a été dur.

Il n’y pas de vaches, certes, mais il y a de bien gentils ouvriers et des machines super compliquées ! Je vais vous expliquer tout ça !

L’emballage des petites portions de Vache qui rit est fabriqué à partir d’une grosse bobine de papier aluminium. Les portions sont ensuite découpées et mises dans des « moules ».

Le fromage est ensuite coulé dans ces moules. A ce stade-là, la portion est totalement liquide, rien à voir avec la portion que l’on sort du frigo. C’est la chaleur thermique qui va souder l’emballage. Le fromage deviendra solide ensuite grâce au stockage à une certaine température.

Les portions sont ensuite rassemblées par 6 et les boites vont être garnies en fonction de leur taille : 6, 12 ou 24 portions.

Les boites pleines passent ensuite dans une machine qui va apposer le carton sur le dessus et une bande autour de la boite pour la seller.

Et c’est ainsi que né une boite de vache qui rit !

A propos des boites !

Avant de vous en dire un peu plus sur la recette, (la recette ! la recette !),  je vais vous parler rapidement des boites. Sachez que les boites de Vache qui rit sont faites sur place, à partir de grosses bobines de carton. Elles n’arrivent donc pas toutes faites, et sont calibrées spécialement pour accueillir les petites portions de fromage… Elles sont marquées d’un point de couleur (pour identifier la machine qui a fabriqué la boite de carton). Tout est fait pour assurer un bon niveau de traçabilité ! Lorsque la boite est finie (c’est-à-dire à l’étape illustrée ci-dessus), un numéro est imprimé sous la boite afin de pouvoir identifier l’heure de production, la machine, etc.. et retirer le lot si besoin !

La composition de la Vache qui rit

Et bien ENFIN ! Oui, je sais, mais je voulais faire un peu durer le suspens vous comprenez ?

Vous aussi on vous a déjà dit « Nan mais c’est toutes les croutes de fromage qu’on fait fondre et ça donne ça » ou encore « Nan mais c’est les restes des fromages ». Je n’ai jamais été une grande consommatrice de Vache qui rit, parce que ce n’est pas une tradition familiale, mais ce n’est pas ces « légendes » qui allaient m’empêcher d’en manger si je voulais… Mais j’avoue que j’étais comme vous, curieuse de savoir comment cela se fabriquait !

Alors, dans la Vache qui rit, il y a du beurre, du lait (reconstitué à partir de poudre de lait pour des raisons logistiques de transport et de stockage) et de l’emmental. Pas de vieux fromage tout pourri ou de vieilles croutes, non, de belles meules d’emmental.

Pour obtenir cette texture si identifiable, un peu de sel de fonte est rajouté au mélange, un peu à la manière de la fondue savoyarde dans laquelle on rajoute du vin blanc… D’un point de vue technique, le sel de fonte va permettre de disperser les protéines du fromage, de créer une répartition homogène des matières grasses et des autres composants et ainsi d’obtenir cette texture particulière.

Tous les ingrédients sont ensuite chauffés pour obtenir une pâte de fromage, on appelle cela la « texturisation ».

En France, on ne connait pas la Vache qui rit aromatisé, mais sachez qu’il en existe à plein de goûts différents pour les autres pays, comme concombre, poivron, olive, saumon ou encore fraise pour le Japon !!

Et pour finir, me voici en pleine dégustation de Vache qui rit encore tiède… Une expérience unique !

Maintenant que tout ça est dit, je vous conseille d’ouvrir l’œil ! Vous risquez de croiser des recettes avec les fromages Bel dans pas longtemps ;-)